Comment préserver l’efficacité des antibiotiques lorsque des bactéries deviennent résistantes ? Le professeur Adnane Remmal a exploré cette question sur deux fronts.
En médecine humaine, il a cherché à renforcer l’action d’un antibiotique existant. En élevage, il a mis au point des solutions destinées à réduire le recours à ces médicaments. Ces deux axes lui valent de figurer parmi les trois lauréats de la dixième édition du prix, remis au siège de l’Unesco.
De la recherche universitaire au médicament
Ses travaux ont abouti au développement d’Olipen, un médicament qui associe un antibiotique à un composant d’huile essentielle. Selon le communiqué, le laboratoire marocain Sothema a assuré son développement industriel et sa mise sur le marché. L’Unesco confirme que le médicament est autorisé pour un usage clinique au Maroc. Le communiqué indique qu’il y a été administré à plus de 500 000 patients.
Ce passage du laboratoire à la production industrielle prolonge un parcours engagé à Fès. Formé au Maroc puis en France, Adnane Remmal a rejoint l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah en 1988. Il y a enseigné la biologie cellulaire, la microbiologie et la biologie moléculaire tout en poursuivant ses recherches sur les propriétés antimicrobiennes de composés d’origine végétale.
Deux fronts, une seule santé
Le second volet de ses travaux concerne l’élevage. Le chercheur a développé des solutions à base d’extraits végétaux pour réduire l’utilisation des antibiotiques dans les exploitations. Ce lien entre pratiques d’élevage et santé publique s’inscrit dans l’approche « Une seule santé », qui tient compte des interactions entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement.
Les deux applications avaient déjà été distinguées séparément. En 2015, le Prix de l’innovation pour l’Afrique avait récompensé ses travaux sur un complément alimentaire pour le bétail. En 2017, l’Office européen des brevets lui avait décerné le Prix du public du Prix de l’inventeur européen pour sa méthode visant à renforcer l’action des antibiotiques.
L’édition 2026 du prix de l’Unesco reconnaît les deux volets d’un même parcours.
À Paris, Adnane Remmal a été distingué aux côtés de la neuroscientifique Nancy Yuk-yu Ip, pour ses recherches sur le cerveau et la maladie d’Alzheimer, et du professeur espagnol Carlos Martín Montañés, pour sa contribution au développement d’un vaccin contre la tuberculose. Les trois lauréats se partagent une dotation de 300 000 dollars.
De la recherche universitaire au médicament
Ses travaux ont abouti au développement d’Olipen, un médicament qui associe un antibiotique à un composant d’huile essentielle. Selon le communiqué, le laboratoire marocain Sothema a assuré son développement industriel et sa mise sur le marché. L’Unesco confirme que le médicament est autorisé pour un usage clinique au Maroc. Le communiqué indique qu’il y a été administré à plus de 500 000 patients.
Ce passage du laboratoire à la production industrielle prolonge un parcours engagé à Fès. Formé au Maroc puis en France, Adnane Remmal a rejoint l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah en 1988. Il y a enseigné la biologie cellulaire, la microbiologie et la biologie moléculaire tout en poursuivant ses recherches sur les propriétés antimicrobiennes de composés d’origine végétale.
Deux fronts, une seule santé
Le second volet de ses travaux concerne l’élevage. Le chercheur a développé des solutions à base d’extraits végétaux pour réduire l’utilisation des antibiotiques dans les exploitations. Ce lien entre pratiques d’élevage et santé publique s’inscrit dans l’approche « Une seule santé », qui tient compte des interactions entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement.
Les deux applications avaient déjà été distinguées séparément. En 2015, le Prix de l’innovation pour l’Afrique avait récompensé ses travaux sur un complément alimentaire pour le bétail. En 2017, l’Office européen des brevets lui avait décerné le Prix du public du Prix de l’inventeur européen pour sa méthode visant à renforcer l’action des antibiotiques.
L’édition 2026 du prix de l’Unesco reconnaît les deux volets d’un même parcours.
À Paris, Adnane Remmal a été distingué aux côtés de la neuroscientifique Nancy Yuk-yu Ip, pour ses recherches sur le cerveau et la maladie d’Alzheimer, et du professeur espagnol Carlos Martín Montañés, pour sa contribution au développement d’un vaccin contre la tuberculose. Les trois lauréats se partagent une dotation de 300 000 dollars.